Je m’attendais à un gros navet tout pourri, et bizarrement, compte tenu de mes aprioris, je dirais que j’ai plutôt passé un bon moment, facilement amusant. Bien sûr, il va de soi que ce film sans prétention ne mérite pas une note au-dessus de la moyenne, ne serait-ce que pour son manque d’ambition, de créativité et surtout d’audace. Pourtant, j’ai ri à plusieurs moments, et de bon cœur, et je me suis laissé prendre au jeu, pour finalement passer un agréable moment.
Cette histoire prémâchée, et je dirais même prédigérée, raconte la tournée des universités d’une élève en quête de liberté et de son papa hyper protecteur. C’est donc une histoire de choc des générations des plus convenus que nous avons là, avec un soupçon de folie bienvenu, sans laquelle, on ne va pas se mentir, on se ferait bien chier.
Aussi tout l’intérêt de l’œuvre réside dans les rôles secondaires (en mon sens), ceux du papa et de la fille foldingue que notre duo ne cesse de rencontrer sur son chemin, une famille insolite d’un enthousiasme explosif, dans un humour bien ringard, mais qui a bien fonctionné sur moi.
Martin Lawrence et Raven-Symoné font le job, et nous font passer un bon moment. Je les ai plutôt appréciés malgré la pauvreté de leurs rôles respectifs.
Heureusement que le film n’est pas plus long, le format de 1h20 est parfait compte tenu du contenu (jeu de mots pourri je l’admets). Petit bémol, l’absence de version française sur Disney+ est décevante (heureusement les Canadiens sont là, et pour une fois, ce doublage n’est pas trop agaçant). J’ai ri et j’ai été diverti, le film fait donc son job. Mais bon… nous aurions pu aussi nous attendre à un peu plus de profondeur, dommage que l’œuvre se contente du minimum.