Alors qu'elle se racontait dans La traversée, Florence Miailhe change de sujet et adapte son identité visuelle au milieu de la natation.
Enfin, à vrai dire c'est un peu malhonnête de parler de changement de sujet parce qu'il est toujours question de fascisme en arrière-plan, mais pas mis en scène de la même manière. Elle utilise le monde aquatique pour faire passer les peintures à l'écran d'un décor à l'autre ou d'une allégorie à l'autre et c'est très malin.
Elle parvient à être lisible tout en mélangeant les couleurs assez régulièrement, en nous mettant en quelque sorte dans le flou pendant quelques instants, et c'est un parti pris intéressant.