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le 10 janv. 2025
SuivreImmersion impossible
L’effort pour imposer un monde fantastique est forcément un peu plus grand que pour un monde réaliste, et malheureusement la crédibilité fait déjà défaut dans le second cas. Formellement, certains...
Jouer et trouver l'équilibre, si possible, entre le surnaturel, voire le mystique, et le réalisme, telle est la tâche à laquelle s'attelle Élise Otzenberger dans Par amour, un titre un peu fade pour une telle histoire, sans doute, mais quel autre imaginer ? Une famille sous l'eau ? Quoi qu'il en soit, le film soumet à rude épreuve la crédulité du spectateur, qui acceptera, ou non, les comportements de ses personnages, à commencer par celui de la mère, qui devient progressivement central et sur lequel les questions ne manquent pas. L'ouverture du film fait déjà planer un certain mystère et, à partir de là, tout s'enclenche, mais il est possible qu'on nous mène en bateau, ce sera à chacun d'expliquer les recoins opaques de Par amour. Sans doute aurait-il fallu une mise en scène plus forte pour nous conduire aux lisières du fantastique ou sur d'autres rivages, également envisageables. Si l'on reste à moitié convaincu par le traitement de cette histoire singulière, l'on a, au moins, l'occasion de découvrir une Cécile de France largement à la hauteur de ses prestations passées, dans un rôle parmi les plus difficiles qu'elle ait eu affronter durant sa carrière et qu'elle interprète avec l’ambiguïté et la tension nécessaires.
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Créée
le 9 nov. 2024
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