Paradis : Amour est un spectacle dégradant et assez dégueulasse pendant 2 heures. Ulrich Seidl se permet tout quand il s'agit de dénoncer nos côtés dégradants. Il suit une "sugar mama", la cinquantaine, autrichienne venue au Kenya pour tester de la chaire fraîche noire et combler son manque d'amour. On suit petit à petit la dégradation de sa femme, jusqu'au paroxysme de la soirée d'anniversaire orgie où 4 femmes ne parviennent pas à provoquer une érection à un jeune prostituer. La paradis a un drôle de goût, les jeunes noirs l'utilisent et même sa fille semble indifférente à cette pauvre femme.
C'est un film déplaisant mais on est obliger d'admettre le talent d'Ulrich Seidl qui a le don de nous énerver de gâcher son talent avec des films détestables. Paradis : Amour, contrairement à Vers le sud de Laurent Cantet, propose une approche extrêmement réaliste et quasi documentaire de ce tourisme sexuel bien réel. Le film est bien filmé, bien ficelé, mais le spectacle est dégueulasse, pas facile de noter une telle oeuvre !
JimAriz
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Cannes 2012

Créée

le 3 févr. 2013

Critique lue 561 fois

JimAriz

Écrit par

Critique lue 561 fois

2

D'autres avis sur Paradis : Amour

Paradis : Amour

Paradis : Amour

2

Courte-Focalefr

le 29 janv. 2013

Suivre

Critique de Paradis : Amour par Courte-Focalefr

On l’avoue sans honte, il y a bien un plan sidérant qui vaut le détour dans Paradis : Amour. On y voit une frontière délimitée entre deux parties d’une plage du Kenya, l’une avec de riches visiteurs...

Paradis : Amour

Paradis : Amour

9

pierreAfeu

le 15 janv. 2013

Suivre

Critique de Paradis : Amour par pierreAfeu

Comment aborder la sexualité au cinéma, surtout lorsqu'elle ne répond pas aux critères moraux et esthétiques imposés ? De quelle manière expose-t-on les corps, que doit-on montrer ? Quid du désir ...

Paradis : Amour

Paradis : Amour

7

BenoitRichard

le 28 mai 2012

Suivre

de l'amour au Kenya

"Paradis: Amour" montre clairement et de manière très directe l’exploitation réciproque des touristes européens par les africains et inversement. Dans une mise en scène très léchée, composée des...

Du même critique

Cannibal Holocaust

Cannibal Holocaust

2

JimAriz

le 6 nov. 2011

Suivre

Une horreur sans nom

Cannibal Holocaust est très vite devenu archi-culte grâce aux nombreux scandales qu'il a suscité. Interdit aux moins de 16 ans dans sa version censuré. Accusé d'avoir réalisé un snuff-movie, le...

Restless

Restless

8

JimAriz

le 24 sept. 2011

Suivre

Une douceur...

Ah ! Le cinéma de Gus Van Sant, ces images, ces musiques qui bercent ces adolescents en marge de la société... C'est cette fois-ci traité avec beaucoup de légèreté malgré l'image de la mort ambiante...

La Mouette

La Mouette

9

JimAriz

le 5 avr. 2013

Suivre

Critique de La Mouette par JimAriz

"Je suis une mouette" s'écrit Nina en toute fin de pièce. En effet, elle et tous les autres personnages de cette pièces incroyable de Tchekhov, ne sont rien d'autres que des mouettes. Des oiseaux...