Depuis quelques années, la condition de la femme en Iran ne cesse de se dégrader. Un constat que Paradise confirme dans un film à forte teneur documentaire autour d'un collège des environs de Téhéran. Les discours de la directrice de l'établissement sont à cet égard très édifiants. Le film de Sina Ataeian Dena est par ailleurs le portrait d'une enseignante, âgée de 25 ans, qui fait tous les jours le trajet épuisant depuis la capitale. Le réalisateur nous livre quelques bribes de son existence, aussi avare en explications que peu en empathie avec cette femme triste et pour tout dire d'un commerce peu agréable. La sécheresse de ton de Paradise, sa narration morne et lente desservent malheureusement un film qui a pourtant quelques qualité.