Faire sortir une famille de misère d'un sous-sol pourri, lui faire infiltrer une famille de riches automates, ( la vie des automates est très réussie, c'est vrai), gagner sa confiance, squatter la maison et se conduire en porcs pour être au final débusqués, une petite scène de massacre avant de lui faire regagner son égout, la queue entre les pattes, c'est dégueulasse.
Tu parles d'une vision humaniste.
Ça de la satire ?
On a souvent rapproché Bong Joon-ho de Chabrol, eh bien, ce n'est pas forcément un compliment, parce que si Chabrol a produit des chefs-d'œuvre, il a tourné de sacrées nullités et Bong Joon-ho penche plutôt de ce côté. Au moins, Chabrol avait-il de l'humour.
Sinon, décors, photo, rythme, parfaits.
Et Lee Sun-kyun est absolument divin en peignoir de satin anthracite.