Parmi la liste des films que je critique 30 ans après les avoir vu je m'attaque au film qui a peut être eu les retours les plus dithyrambiques du 21ème siècle. Celui que tout le monde place dans ses tops, par aveu d'impersonnalité, que tout le monde considère comme un chef d'oeuvre par pur suivisme et que personne n'ose critiquer par peur et conformisme cinématographique.
Parasite est une histoire assez mal ficelée avec aucune inventivité dans sa mise en place. En gros c'est une famille de pauvres qui s'introduit dans une famille bourgeoise simplement en conseillant leur membre de la famille soit disant spécialiste de quelque chose. Pas pour un membre, POUR TOUS. Et ça marche, tel un petit sketch.
Ils en adviennent même à faire virer quelqu'un d' autre pour prendre sa place de manière ubuesque (et au combien nauséabonde pour un film "engagé" socialement).
Derrière ils sont obligés de virer dans des digressions autant inutiles que anecdotiques, avant de sombrer dans une fin affligeante où les gens essayent de récupérer le positif qu'ils peuvent récupérer. Si c'était un film mal côté tout le monde aurait trouvé ça dérisoire.
Alors ce qui revient souvent pour les cuistes du cinéma c'est de nous parler du traitement des inégalités sociales horizontales notamment avec la maison en haut des riches et celles des pauvres en bas , subissant les pluies diluviennes.
Mais attend... WOW C'EST COMPLÈTEMENT DINGUE... TU VIENS DE TE RENDRE COMPTE... QU'UN FILM TRAITE D'UN SUJET !!!! ENCORE PLUS DINGUE... IL PENSE SA MISE EN SCÈNE ???
C'est bien la première fois que j'en vois un :)
C'est pas comme si 98% des films traitait de quelque chose, d'un sujet. Parasite n'est ni le premier ni le dernier à évoquer les inégalités sociales. Alors peut être le fait il avec un chouilla plus de subtilité... ok je lui accorde, est ce que ça en fait pour autant une pièce d'orfèvrerie ? Non.
C'est bien de se vouloir agonistique, mais avec des personnages tous les plus inintéressant que le autres, une intrigue dont l'ambition et la tension croule rapidement sous les facilités scénaristiques et un dénouement qui force volontairement à se dramatiser, au point d'en devenir médiocre... ça n'en vaut pas la peine.
Je passe mon chemin.