Parasite, palme d'or 2019, mélange habilement différents genres, de la violence qu'on croirait tout droit sortie d'un Tarantino à des scènes assez comiques, angoissantes, dramatiques, tout ça dans un film qui tient très bien la route. Alors oui, il n'est pas parfait, loin de là, mais il réussit plusieurs partis risqués, et avec brio.
Tout d'abord, la critique de classe, prédominante tout le long du film, est intéressante, vraie, quoiqu'un un peu irréaliste. Ces riches automates, conformés par la machine. Ces pauvres, pas si pauvres, qui tentent de leur ressembler, de toucher du doigt ne serait-ce qu'un court instant, leur monde. Ces pauvres, vraiment pauvres, qui eux n'ont pas réussis.
La métaphore des différents étage (entre sol, sous-sol, maison) est très bien trouvée et résume simplement la situation.
La scène d'action à la fin, aurait pu être une pale copie de ce que savent faire les américains, mais ce n'en est pas une. Elle représente réellement un intérêt narratif et dramatique puissant, et est réussie techniquement.
Le suspens, surtout présent dans la scène du retour des riches chez eux, est très bien amené, extrêmement prenant, bien qu'un peu surréaliste et vu et revu.
Malgré quelques défauts ( la scène de l'inondation, le surréalisme de plusieurs scènes etc ) , l'ensemble tient encore une fois très bien la route, avec un très bon jeu d'acteur, un portrait réussi bien que simplifié de la societé sud-coréenne et une critique de classe réussie. Un film à voir.