Paris-Béguin est le titre du spectacle que répète une détestable vedette de music-hall. Ce préambule se traine un peu, qui raille les caprices et la flagornerie au théâtre, avant que le sujet se dessine enfin quand la comédienne est séduite par son cambrioleur.
La vedette du film est l'actrice inconnue Jane Marnac, qui a peu tourné, et c'est peut-être mieux comme ça car son talent au cinéma ne saute pas aux yeux et ses vocalises sur scène sont inaudibles aujourd'hui. Saturnin Fabre et l'encore débutant Fernandel, respectivement duc et homme de main d'un truand, jouent les utilités tandis que Jean Gabin tient le rôle plus conséquent du monte-en-l'air.
Hors la présence de ces trois-là, le film n'a pas beaucoup d'intérêt et de valeur. C'est une vieillerie du début du parlant, dans la forme et sur le fond. La comédie musicale la moins emballante semble s'orienter vers la comédie sentimentale la plus terne, et on sera surpris, à cet égard, par la rupture de ton finale.
Le scénario est très faible et les personnages élémentaires, sans la moindre étoffe. La réalisation de Génina est à l'avenant, transparente