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Prétentieux et vide
Ça ne raconte rien, ci ne n’est une vague allégorie de la ville de Naples à travers l’objectification ultime d’une femme. Elle est a la fois la jeune fille parfaite et inaccessible et le stéréotype...
le 22 mai 2024
Plus jamais Sorrentino.
Mais qui finance les films de ce vieux* croûlant ?
Qui sont les critiques se fendant d'un “film parfait” (Le Figaro), “A couper le souffle” (le Parisien), “Ode à féminin” (20 minutes) ?
Plus jamais Sorrentino.
En 2024, filmer un inceste sans le problématiser est un voyage temporel devenu inacceptable. C'est pourtant ce à quoi s'efforce ce cinéaste et peu de monde y trouve à redire ! Mais où le monde a t-il les yeux ? Pour enfoncer le clou, Sorrentino fait passer à l’écran ses fantasmes de vieux libidineux de façon totalement gratuite, aucun propos, lui qui dans chacun de ses films viole la jeunesse -par l'aïeule dans La main de dieu ; ici via l'actrice défigurée, via le prêtre, via la narcotrafiquante avec "ses" deux enfants face à tous les autres vieillards dans la salle, tous complices d’un viol symbolique, le tout ... sur la musique d'un musicien ayant été "relaxé mais coupable" d'une aggression sexuelle d'une enfant de 14 ans (Ibrahim Maalouf). La beauté de l'“oeuvre somptueuse” comme l'on peut lire, compenserait-elle ce lourd tribut d'ignominies ? L'Italien sait composer une image. Bravo. Il sait trouver quelques gueules dans son casting. Félicitations. De jolis dialogues. Louanges. Pour le reste ? L'ensemble est … vide. La caméra n’a aucune âme. C’est froid, c’est mou, c’est lent. Comme les vieux qui essaient d’attraper l'affolante Parthenope. Sorrentino à la poubelle. Naples mérite mieux que des chimères é-cul-ées du siècle dernier.
*Il n'y a pas d'âge pour être vieux -en ce sens, le Napolitain obsédé par la thématique réussit son coup !
Créée
le 30 nov. 2025
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