Gamins oubliés égaré donne leur la main pour les mener vers d'autres lendemains

"Pas de vagues", ou comment ce qui pourrait être, n'est pas pour éviter que ce qui sera, ne soit pire que ce qui n'est déjà. On bâillonne les injustices pour éviter un désastre. Cette philosophie controversée n'est pas sans risques, mais résulte principalement d'une peur de mal faire.


Le film sort quelques semaines après le succès allemand "La salle des profs". Ils ne parlent pas exactement du même sujet, mais ils abordent certaines mêmes problématiques. Tout deux présentent avec brio le poids des responsabilités d'un encadrant pédagogique, la difficulté à réprimer des émotions pour ne pas faire de vague, la volonté d'apporter un nouvel espoir aux élèves en difficulté. Mais ce qui m'a vraiment marqué dans ces deux films, c'est l’instabilité émotionnelle des enfants qui ne sont pas prêt à assumer des situations complexes les mêlant aux adultes.

Dans ce film, Océane et Modibo incarnent ces élèves qui dépassés par la situation, arrivent à trouver la maturité suffisante pour remettre en question les paroles de leurs camarades et ne pas tomber dans le piège de "la vérité admises par le plus grand nombre".

Le jeu d'acteurs est plutôt très bon, pour François Civil, je m'y attendais, mais les acteurs qui l'accompagnent sont des pures révélations. On est bien loin des comédies françaises classiques ou les mêmes acteurs sont sans cesse recyclés. Océane qui nous joue à la perfection des expressions de visages si complexes, que son duo avec François Civil est mémorable. La scène froide de pleur entre les deux est émouvante et vient clore le film sur une note très positive.

De plus, l'angoisse est imposante, un peu moins que dans "La salle des profs", mais plus adapté au film qui se veut inspiré de fait réels. Seulement, j'aurais apprécié une fin un peu moins ouverte.


Voilà que je note mon 1000eme film !


Cinéphilement votre


Créée

le 28 mars 2024

Critique lue 137 fois

Pas de vagues

Pas de vagues

5

lhomme-grenouille

le 27 mars 2024

Suivre

Se rapprocher du vrai, est-ce faire du cinéma plus juste ? (Vous avez quatre heures...)

Hasards du calendrier (sûrement), il aura fallu que ce Pas de vagues sorte seulement trois semaines après La salle des profs d’Ilker Çatak.Pas de chance pour notre présent film qui, de par son sujet...

Pas de vagues

Pas de vagues

7

Azur-Uno

le 31 mars 2024

Suivre

La société aux trousses

Professeur de lettres, acteur et réalisateur, Teddy Lussi-Modeste nous offre avec ce film son troisième long-métrage, issu d'une fait réel qui lui est arrivé en 2020 : alors qu'il enseignait en...

Pas de vagues

Pas de vagues

1

FministeLibertaire

le 1 avr. 2024

Suivre

Ouin Ouin

1. On a que la version des faits du mec2. Instrumentalisation de l'homosexualité3. Racisme 4. Sexisme évidemment ! Pourquoi se cantonner à des accusations de propos inappropriés et ne pas faire...

The Creator

The Creator

8

Fabrien-Cinephile

le 2 oct. 2023

Suivre

Dream on !

Star Wars est officiellement jaloux, The Creator explose toutes les attentes. Les codes sont revus, la direction artistique est purement phénoménale et ce chef-d’œuvre nous fait passer par toutes les...

La Bonne Étoile

La Bonne Étoile

7

Fabrien-Cinephile

le 8 oct. 2025

Suivre

L’étoile est bonne

 « Surpris », c’est le mot qui ressort de cette séance d’avant première en présence de Pascal Elbé, le réalisateur.Si à la première heure, j’ai cru à une énième banalité comique du 21eme siècle, j’ai...

Pas de vagues

Pas de vagues

7

Fabrien-Cinephile

le 28 mars 2024

Suivre

Gamins oubliés égaré donne leur la main pour les mener vers d'autres lendemains

"Pas de vagues", ou comment ce qui pourrait être, n'est pas pour éviter que ce qui sera, ne soit pire que ce qui n'est déjà. On bâillonne les injustices pour éviter un désastre. Cette philosophie...