Des choses gentilles à dire sur ce film :
Petit film d’action post Die Hard sans prétention, Passager 57 met aux prises John Cutter (Wesley Snipes) au mauvais endroit au mauvais moment avec un groupe de terroristes retors. C’est aussi basique que le pitch le laisse supposer, oui, mais ça reste efficace avec un héros qui envoie du bois.
L’acteur qui le porte n’est pas en reste, Wesley Snipes aidé par ses qualités de kareteka donne tellement de sa personne qu’il inaugure avec ce film sa grosse période action des années 1990 et trouve naturellement sa place dans un panorama qui comprend les actioner de Steven Seagal, Sly ou Brian Bosworth initialement prévus pour se rôle d’ailleurs.
Face à lui un méchant très très très méchant et plutôt stylé dont les hommes de main s’infiltrent à peu près partout sans aucun problème incarné par Bruce Payne qui bénéficie d’une scène d’exposition classique mais plutôt fun au cours de laquelle, installé entre deux policiers dans un avion, il est pris pour cible par un enfant, qui pointe vers lui son doigt boudinet et fait mine de tirer ; le bandit, sourire en coin, lui répond sur le même mode, dévoilant ses menottes et refroidissant du même coup la volonté de sociabilisation du gniard.
Comme toute production du genre qui se respecte, il y a donc une légère part d’humour qui parsème le film qui prend le plus souvent la forme de phrases chocs spirituelles autant que badass mais pas que. La meilleure réplique restant, non pas « Parie toujours sur le noir » mais bien le « Patrick, garde-moi ça, je reviens » couillu lâché par un shériff de campagne, en patrouille sur une fête foraine, qui tend sa glace à son collègue.
Passager 57 reste dans le très classique mais du classique qui fonctionne et c’est bien tout ce qu’on lui demande.
Je veux jouer au bingo des clichés avec ce film
Ou sinon, je regarde juste les 65 ingrédients du bingo de ce film parce que c'est trop cool
Personnage > Agissement
Bagarre > Coup dans les couilles (ouch !) – Chute dans le vide en criant « Aaaaaah ! » – Coolitude > Couvre de sa veste les épaules d’une femme – Évacue sa frustration sur le ring/en mettant la misère à un sac de frappe – Famille > Caresse les cheveux d’un enfant – Fuite > Bouscule des passants – Interprétation > Répète une phrase 2 fois – Mort > Mort·e, roule dans les escaliers – Passe à travers une vitre : pour s’échapper – Tension > Échappe in extremis à un danger
Personnage > Caractéristique
Blues > Est désolé·e d’apprendre la mort d’une personne – Blues > Sa femme, sa fille sa mère ou sa sœur est morte – Super pouvoir > Au Vietnam, elle/il était le meilleur – Tension > Hanté·e par des souvenirs traumatisants
Personnage > Citation
Déclare > « Vous êtes en état d’arrestation ! » – Demande > « Scalpel » – Informe > « J’ai raccroché » – Insulte > « Vous me faites vomir ! » – Ordonne > « Je veux un rapport demain matin sur mon bureau ! » – Prévient > « Fais pas le con ! » – Regrette > « Qu’est-ce que j’ai fait... » – S’inquiète > « C’est trop calme » / « J’aime pas ça » / « J’ai un mauvais pressentiment » etc.
Personnage > Interprétation
En fait des caisses – Regard incrédule
Personnage > Méchant·e
Mort > Big boss qui tue un sous-fifre pour sanctionner une erreur/une trahison – Mort > Le chef des méchants (ou la traîtresse) meurt toujours en dernier – Ni vu·e ni connu·e > Passe inaperçu·e grâce à un uniforme de flic, d’ambulancier, de pompier, de prêtre
Personnage secondaire
Flic d’aucun secours – Meute compacte de journalistes
Réalisation
Course-poursuite > Piéton qui marque une hésitation avant d’éviter un véhicule – Course-poursuite > Sème la panique en roulant sur le trottoir – Grammaire > Ralenti lors d’une chute ou d’un saut dans le vide – Grammaire > Ralentis injustifiés et insupportables – Gros plan > sur un œil qui s’ouvre – Habillage > Placement de produits – Technique > Travelling circulaire inutile – Tension > Caché·e – Vue subjective > Jumelles... avec deux ronds bien dessinés
Réalisation > Accessoire et compagnie
Bagarre > Carte d’état-major pour faire un point de situation – N’importe quoi > Explosion injustifiée – Pouet-pouet > Effet pyrotechnique hasardeux
Réalisation > Audio
Bruit exagéré > Balles qui ricochent contre du métal – Bruit exagéré > Coups donnés lors d’un combat au corps-à-corps – Bruit exagéré > Flingues chargés et chiens armés – Bruit exagéré > Les épées, cannes, flèches, lances font woosh et cling !
Réalisation > Surprise !
Faux suspense > Scène de tension / d’action interrompue par un « Coupez ! »
Scénario > Contexte spatio-temporel
Fête foraine ou parc d’attraction
Scénario > Dialogue
À voix haute > Se parle – Phrase-choc – Sous-entendu sexuel
Scénario > Élément
Rivalité entre autorités/services administratifs
Scénario > Ficelle scénaristique
L’univers est petit – La chatte à Maurice (ou anti-chatte à Mireille) – La chatte à Mireille
Scénario > Situation
Menace > Impliquant la bite et/ou les couilles – Police > Exécution d’otages : à heure fixe, au compte-goutte, etc. – Situation > Topo de couloir – Tension > Duel de fortes personnalités – Tension > Suspendu·e dans le vide – Trop injuste > Victime ou témoin pas cru·e (par la police)
Thème > Sexisme hostile à l’égard des femmes
Attitude, remarque et/ou stéréotype sexiste – Dépendante > Elles craquent toutes pour ce mâle alpha
Thème > Testostérone
Fallait pas la/le faire chier
VO française ou doublage en VF
Expressions désuètes – Les taulards, les putes et les petites frappes parlent comme des titis parisiens
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Barème de notation :
1. À gerber
2. Déplaisir extrême et très limite sur les idées véhiculées
3. On s'est fait grave chier
4. On s'est fait chier mais quelques petits trucs sympas par-ci par-là
5. Bof, bof ; pas la honte mais je ne le reverrais jamais ; y'a des bons trucs mais ça ne suffit pas
6. J'ai aimé des trucs mais ça reste inégal ; je pourrais le revoir en me forçant un peu
7. J'ai passé un bon moment ; je peux le revoir sans problème
8. J'ai beaucoup aimé ; je peux le revoir sans problème
9. Gros gros plaisir de ciné
10. Je ne m'en lasserais jamais