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Que dire d'un film de s.f ou il ne se passe pas grand chose, sans pour autant être intellectuel ? Qu'il y a vraiment du bon et du mauvais.
Le pitch de base, deux passagers qui se réveillent trop tôt d'une hibernation spatiale et vont vivre le reste de leurs jours tout seul dans un vaisseau, est une idée vraiment intéressante et innovante, en particulier en voulant éviter l'action et en se tournant plus dans le côté comédie romantique. Et pour une bonne partie du film, c'est ce qui est fait. On voit les interactions entre les deux bonhommes, dans cet environnement redondant. On voit la souffrance qu'ils endurent, mais également la façon dont ils se rapprochent. La tragédie est ainsi adoucit.
Alors évidemment, si vous n'aimez pas les films de romance, enfuyez vous, car étant une production hollywoodienne, vous aurez du mal à échapper aux clichés de n'importe quel film de romance basique. Et c'est d’ailleurs ce qui est dommage dans un film comme celui ci. Cette façon de s'évertuer à répondre à des cahiers des charges aussi gros est en quelque sorte ce qui empêche le film de se distinguer de d'autres films.
Pour en revenir aux personnages, Tyldum réussit à bien trouver les réactions et les comportements que ses personnages doivent offrir. Sans spoiler, le personnage de Chris Pratt prend une décision très dure après vingt-cinq minutes de film. Une décision égoïste et horrible, mais dans la perspective vue, on se dit que personne ne pourrait s'empêcher de prendre une décision pareille, dans une même situation. Et pour rendre le tout plus fort, Chris Pratt se révèle extrêmement touchant, offrant un stress et une peur jamais vue dans ses précédents films, ce qui est assez nouveau pour lui. Quand à Jennifer Lawrence, elle fait son boulot, mais ne semble pas vouloir offrir plus que ce qu'on lui demande.
Dans la construction, ce sont les deux-tiers du film qui sont révélateurs de ce sur quoi le film a planché depuis le début. Comme je l'ai dit, il ne passe pas grand chose. Pas d'explosion (on va y revenir), pas d'extra-terrestres. Non, juste les interactions des personnages avec leur environnement (danse, basket, piscine, ciné, resto, bar...) et avec leur compagnon d'infortune. Il s'agit probablement de la raison pour laquelle je souhaitais voir le film. Voir un film de s.f ou la détente y règne, ou on se croirait presque sur Terre. Malgré le risque qu'il s'agisse d'un film blockbuster hollywoodien, je trouvais qu'un film de s.f grand public pouvait réussir quelque chose d'original (déjà plus original que les design des vaisseaux et des robots). Mais au final, le film sert un troisième acte, rebondissant dans les clichés les plus énormes que l'on puisse voir, les moments d'action inutiles (comme la scène de la piscine dans le trailer, ou des explosions) et la fin à la mord-moi-le-nœud. C'est ce qui casse le film dans sa plus grande partie, et ce qu'il a essayé de construire.
Et rapidement, pour finir, j'aime bien la musique, qui est certes classique pour un blockbuster, mais qui utilise des instruments originaux, notamment un bon vieux Synthé, comme si on était de retour dans les années 80-90.
Au final, c'était un film que je souhaitais vraiment voir en salle, à voir si ça allait être une claque ou une déception. Le résultat final se révèle être inégal, voire même bancal, alors qu'il a proposait pour une grosse partie du film une idée sympathique, touchante, et qui fonctionnait vraiment. Si je devais le revoir, je ne serais en aucun cas embêter de revoir le deux-tiers, pour ses personnages, sa musique, et les interactions. Et pis pas mieux.
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Créée
le 21 janv. 2017
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le 28 déc. 2016
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