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"Paterson" est visuellement touchant, avec des plans parfaits, mais entre beauté de la réalisation et vacuité du propos, la spectatrice que je suis est restée sur sa faim.
Soigné et immersif dans son traitement, Jim Jarmush place sa caméra au plus près de ses personnages et nous plonge littéralement dans leurs états d'esprit. Contemplatif, nous sommes ici spectateur de la vie de Paterson, comme lui-même, personnage indolent et traversant son existence sans émoi ni cris de joie.
Durant les 2 heures que comptent se film, Paterson se regarde vivre et écrit ses états d'âme dans un carnet. Il descend la rue pour aller travailler, conduit son bus, mange, va dans le sens de sa compagne, promene son chien, boit une bière au bar... Pendant que le spectateur baille...
De son petit dej' à la boite d'allumettes de la cuisine, tout y passe. Je pense très franchement qu'il faut aimer ce genre de poésie à l'américaine pour vraiment apprécier le film. Comme ce n'est pas mon cas, je suis passée à côté de la portée philosophique du film et j'ai manqué d'intérêt pour ce long métrage dans son ensemble. Voir quelqu'un se regarder le nombril et faire des vers sans rimes à la gloire de son radio-réveil, perso, ça me passe complètement au dessus de la tête...
Lire l'intégralité de la critique et celle de Mr K sur le blog : http://cafardsathome.canalblog.com/archives/2017/01/27/34860179.html
Créée
le 27 janv. 2017
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