Et l'alien s'égara... C'est comique, con !
Remixer les références obscures et mainstream à une vitesse folle tout en injectant une bonne grosse dose de Saturday Night Live dans un film hommage à Spielberg avec deux anglais réputés super cools et un alien en roue libre, tel était le défi brillamment relevé par Pest et Frogg, scénaristes du fim.
Un scénario honorable d'ailleurs, sans véritables étincelles, mais qui tient la route sur toute la longueur en prenant bien soin de ressortir les plus vannes les plus frontales dans les moments estampillés "famille" pour contrebalancer. Une comédie sans temps mort, pas toujours très fine et sûrement alourdie par les trop nombreuses références, mais fidèle à la fois à l'humour de Pogg et Frest et à l'efficacité SNL. Comme de la sauce américaine sur un fish & chips. Le mélange est "intéressant", ça donne un peu envie de chier, on a les doigts encore plus gras, tout ce qui faisait la finesse du duo est absorbé dans le même océan de cholestérol, mais putain qu'est-ce que c'est bon.
Comme d'habitude dans le duo c'est Simon qui s'en sort le mieux. Le couple que le rouquin forme avec Kristen Wiig est mimi tout plein. Mais Nick le gros est encore grossièrement sous utilisé et cantonné au rôle de side-kick (sérieusement ses particularités sont "je suis jaloux de Paul et de la crazy christian", "j'ai pissé dans mon pantalon alors je boude" ou "j'aime niquer des ewoks"). Et reste Paul, si la voix de Rogen est toujours un plaisir à entendre et qu'il s'en donne manifestementà cœur joie, c'est bien la première fois que je visualise le doubleur en faire trop dans la cabine et personne pour lui dire « vas-y mollo quand même, mon gars » parce que, tu vois, c'est Seth Rogen.
Bon après la nostalgie, les blagues, les seconds rôles géniaux (Jane Lynch FTW), les références (les Blues Brothers pour pas citer un film à alien), les caméos, ça suffit pour passer un bon moment popcorn avec Fest, Progg et Motorola. C'est pas Spielberg mais c'est toujours mieux qu'Indy 4.