Un court-métrage avec Anaïs Demoustier, elle nous fixe de ses grands yeux noirs et de ses douces lèvres, elle se caresse le haut des seins sous sa marinière bleue, allongée sur son lit. Comme dans tous les films avec Anaïs Demoustier, Adèle Haenel, ou Léa Seydoux, c'est une fille seule, triste un peu, perdue, on envie de l'aimer, de se blottir contre elle, d'être Adèle Haenel et de rire ensemble tandis que le générique se fait. AnaÏs Demoustier nous livre un témoignage d'une vie d'une jeune lesbienne qui a basculé mais se reconstruit, sans drames, sans larmes. Elle peut arriver à tout le monde. Il y a des femmes dans le monde qui ont moins de chance que d'autres. Il y a des choses dans le film qui n'ont pas de réponses, il y a des mots qu'on reçoit, une voix qu'on entend. Il y a de la tendresse, il y a une profonde poésie et un amour. C'est si tendre, une jeune fille triste, si triste d'aimer et d'être profondément aimée.