Visuellement, ce film est plombé par ses couleurs criardes et ses décors grotesques, dont le seul intérêt est de coller à la vulgarité générale de ce qui se déroule sous nos yeux. Au fond, il est très pénible de suivre les tribulations de son héroïne, filmées avec un voyeurisme sordide, sans cohérence aucune, conclues par une fin des plus ridicules. Un conte philosophique ? Une œuvre féministe ? On cherche encore. Ici, il n'y a de corps féminin que soumis à une phallocratie perverse, et d'émancipation de l'esprit factice, passant par les plus insupportables clichés (je lis des livres de philosophie et j'ai une amie qui rappelle SOUVENT qu'elle participe à des réunions socialistes…). Une œuvre prétentieuse et vaine.