Un petit film noir avec Mel Gibson en bandit badass revanchard et borné, de vieilles ganaches des années '70-'80 (que l'on a grand plaisir à retrouver), de jolies nanas (Maria Bello n'a jamais été aussi séduisante et Lucy Liu en sado déjantée, c'est du tout bon), de sympathiques seconds couteaux avec de vraies "gueules", de l'action lisible sans montage cut effréné, une musique funky-groove bien cool, un beau cinémascope et une identité visuelle très marquée : que demander de plus ?
Alors oui, c'est pas toujours cohérent, Porter le héros semble indestructible et se sort de situations improbables, mais cela ajoute au second degré que les pointes d'humour du héros ou la musique cool insufflent à ce film qui ne se prend pas tout à fait au sérieux.
J'ai pour ma part passé un très bon moment, ce film m'a diverti et amusé. Perso, des trucs comme ça, j'en redemande et c'est - à mon humble avis - toujours moins con qu'un James Bond ou un film de super-héros.
A voir pour : la séquence de torture au marteau : Gibson adore être mis en scène dans ce type de séquence où il endure des souffrances quasi-christiques ; Lucy Liu, dominatrice en petite tenue en cuir ; les sympathiques rôles secondaires tenus par James Coburn, Kris Kristofferson et William Devane ; les hommes de main de Fairfax à qui Porter demande de garder les bras en l'air avec des valises dans chaque main ; la bande originale du film très groovy.