Retour mitigé pour Jennifer Garner dans ce thriller vengeur mis en scène par Pierre Morel. Le frenchy notamment réalisateur des excellents Taken et Banlieue 13 est toujours aussi doué lorsqu'il s'agit de castagne mais son Peppermint se révèle vite plutôt ennuyeux, la faute à un script sans originalité et à un rythme trop haché.
Jennifer Garner est surprenante dans son rôle de mother badass habitée par la haine, tueuse cruelle et sans états d'âmes qui cherche à venger sa famille assassinée et on se dit que décidément Hollywood range un peu trop vite ses actrices au placard. Pierre Morel aime son héroïne et lui dessert une réalisation à l'image chaude qui change de ses habitudes, hélas son personnage est entravé par un background beaucoup trop flou (ou et comment a-t-elle appris à se défendre ainsi?) et les massacres de latinos à la pelle finissent par lasser.
Une vendetta bien fade qui nous laisse un goût de sang amer, partagé entre quelques bons moments et plombé par une sotte histoire.