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le 23 janv. 2019
SuivreMenthe poivrée ?!?
Euh, monsieur Morel, c'est quoi ce titre ?! Bon, un petit topo rapide sur Pierre Morel, qui a commencé avec l'anthologique Banlieue 13 (pas pour de bonnes raisons ^^). Il a ensuite réalisé ce que...
Il faut reconnaître à Peppermint une certaine honnêteté : le film ne cherche pas vraiment à réinventer quoi que ce soit. Une femme voit son mari et sa fille assassinés, constate que les responsables passent entre les mailles de la justice, disparaît pendant cinq ans et revient suffisamment entraînée pour régler elle-même le problème. Sur le papier, on est donc dans le bon vieux film de vengeance. Contrairement à beaucoup de films du genre, Peppermint fait le choix de ne pas raconter la transformation d’une victime en justicière. Il raconte surtout comment Riley North va éliminer, un par un, tous ceux qu’elle considère responsables du drame. La justice n’est donc pas rendue par une institution que Riley chercherait à remplacer : elle est rendue par Riley elle-même.
Reste alors à savoir ce que ce film apporte à un genre qui a déjà beaucoup donné. Pas grand-chose. Le principal changement consiste à remplacer le traditionnel homme solitaire par Jennifer Garner. Pourquoi pas. Mais encore faudrait-il que le film fasse quelque chose de cette différence. Or il évacue même ce qui aurait pu être intéressant : comment une mère de famille ordinaire devient-elle, en cinq ans, une tueuse parfaitement aguerrie ? Quelques images d’entraînement et l’affaire est réglée.
D’autres films de vengeance ont pourtant su utiliser leur sujet pour raconter autre chose. A vif s’intéressait à la transformation de sa victime, Kill Bill faisait de la vengeance un terrain de jeu cinématographique, tandis que Lady Vengeance l’utilisait pour parler de culpabilité et de rédemption. Peppermint, lui, se contente de faire fonctionner la machine. Et cette machine fonctionne plutôt bien. Le film est physique, brutal, parfois franchement bourrin, mais il avance sans temps mort. On ne s’ennuie pas, ce qui est déjà une qualité. Mais mettre une femme au centre d’un film de vengeance ne suffit pas à renouveler le genre. Encore faut-il avoir quelque chose à en faire.
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Créée
le 22 sept. 2026
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le 23 janv. 2019
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