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le 26 août 2018
SuivreRebours vers le futur
A l’idée commune qui voudrait qu’on voie défiler sa vie devant ses yeux lorsqu’on la quitte, Lee Chang-Dong répond par un dispositif singulier et tout à fait pertinent. Peppermint Candy retrace toute...
Le premier très grand film du Coréen à mon sens (bien que déjà très fan de l’excellent "Green Fish"), resté longtemps mon préféré, est probablement l’une des oeuvres les plus désespérées et désespérantes du genre humain qu’il m’ait été donné de voir. Un film aussi bouleversant que malaisant, entre tragédie existentielle, misère affective et purgatoire social sur fond d’inégalités grandissantes en Corée (un contexte forcément inspirant pour nombre de grands cinéastes du pays, y compris dans le cinéma de genre, cf. Park Chan-wook ou Na Hong-jin). Habité par l’impressionnant Sol Kyung-gu, ce portrait d’un homme violent et mal dans sa peau, brisé par l’existence et par la société et dont on explore la vie à rebours sur les 20 années précédant son suicide à l’occasion d’un pique-nique d’anciens camarades d’université, n’est pas exempt de cynisme, mais un cynisme comme rempart aux traumas et à des sentiments désormais hors de portée, une humanité sacrifiée dont le film ausculte la déréliction en remontant le temps jusqu’aux dernières années d’innocence et d’espoir.
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le 26 août 2018
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