La vie d'Hirayama est-elle une expérience consciente ?
La clef de lecture me semble résider dans une seule journée, lorsque son collègue décide de démissionner, lui laissant une charge de travail beaucoup trop importante. Hirayama se retrouve submergé, son quotidien n'est plus maîtrisé mais subi. La panique monte, l'irrite et augmente son anxiété. Avec la privation de ses instants il ne profite plus, son temps précieux lui est retiré, il est privé de son existence. Hirayama sait qu'il va mourir, il compte user chaque seconde en faisant ce qu'il aime. Et si ce qu'il aime se réduit à rendre service, observer les arbres et diner dans le même restaurant, qu'y a t'il de singulier ? Hirayama me fait penser à André Chénier qui corna la page de son livre avant de s'avancer vers l'échafaud.