J'ai d'abord imaginé un film d'anticipation/catastrophe dans le genre bonne grosse production prévisible alors que c'est un film métaphore déroutant et d'une grande finesse.
À quoi tient notre civilisation si ce n’est la sublimation du réel par l’entremise de nos perceptions ?
La réalisation nous plonge dans un film qui devient contaminé par le virus. Un maelstrom sonore prend lieu et place des dialogues et bruitages habituels lorsque l’ouïe des personnages est atteinte. On ressent le trouble, la peur ou la colère des protagonistes via nos propres sens.
Le manque de moyens financiers est mis à profit avec intelligence, privilégiant une approche microcosmique