Depuis quelques temps, les réalisateurs adorent inventer des univers incongrus dans lesquels placer une histoire d'amour. Un monde avec deux pesanteurs dans Upside Down, une histoire de zombies dans Warm Bodies ... Ce Perfect Sense ne déroge pas à la règle et vous offre l'histoire touchante d'une rencontre en plein milieu d'un monde en proie à une maladie qui enlève vos sens un à un, l'humanité semblant impuissante face à ce drame global.
L'astuce, c'est que la femme de ce couple est également une des chercheuses qui lutte contre cette étrange épidémie, ce qui permet quelque chose de très difficile : garder cette bonne idée au centre du film, malgré une histoire d'amour qui prend forcément de l'importance au fur et à mesure. Et pour le coup, il faut reconnaître que le mélange est magnifique, non seulement on se retrouve happé par cette ambiance dramatique, mélancolique, et très noire, mais en plus, ces deux personnages parviennent à nous toucher et à nous offrir d'autres sentiments que simplement ceux qu'amène une histoire triste.
Si ça ne suffisait pas, la bande-son sait en rajouter des tonnes, et le panel d'acteurs m'a franchement emballé, avec notamment un Ewan Mc Gregor plus en forme que jamais. J'ai aimé cette structure narrative qui nous montre où on va sans qu'on veuille le croire, j'ai aimé cette ambiance très épurée et simpliste, j'ai adoré qu'il n'en fasse pas des tonnes pour rien, quitte à parfois laisser suggérer des éléments.
Au final, ce que j'en garde, c'est un film effectivement assez bouleversant, voire même assez dur. Une histoire touchante dans un univers morose, et qui fonctionne, qui m'a pris aux tripes, et que je ne regrette pas d'avoir vécu, tout simplement.