Pour son seul long-métrage, Hollander propose de l'émotif assuré : meurtres, traumas, mamans attentionnées, handicaps… le film est bardé de tout ce qu'il lui faut pour remplir sa promesse : il ne s'agit pas de la perte ou du deuil, nous dit-il, mais de l'attente d'une personne qui ne reviendra pas.
Heureusement d'ailleurs que la voix off est là pour le préciser, car Personal Effects mise beaucoup sur son plot twist de fin, censé nous montrer que, même averti, on ne pouvait pas savoir de quoi il allait parler. En-dehors de ça, on n'a pas vraiment l'impression de trouver ce « quelque chose de plus » qui expliquerait de manière satisfaisante comment la vie de trois personnes va changer radicalement. Il n'y pas l'alchimie un peu miraculeuse qu'on nous annonçait pour justifier des liens forts et tumultueux servant à la reconstruction des êtres humains après des expériences trop fortes.
Vide de mélancolie, le film provoque plus d'apitoiement que d'attendrissement, cherchant à nous soulager, par quelques craquages modestes et un peu de défoulement sportif, d'un trop-plein émotionnel qu'il omet de provoquer d'abord. C'est ballot.
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