Il est de ces films impossible à oublier tant leur visionnage vous marque.

Nombre d’œuvres cinématographiques s'effacent souvent de notre mémoire car considérées comme médiocres, passables.

Ce n'est pas le cas de cette production, qui vient s'insérer directement dans le top 10 des pires étrons qu'il m'ait été donné de voir.


Je commencerai par les rares choses positives :

Kristen Stewart qui reste une excellente actrice bien que son personnage soit terriblement mal écrit, agaçant, si mou que j'ai cru l'espace d'un instant que j'étais devant Flubber.

Les rares scènes dans la maison de feu le jumeau qui sont à certains moments intelligemment filmées et arrivent à créer une petite tension, et qui sont sans doute les rares promesses intéressantes de mise en scène du métrage.

Pour le reste, il s'agit d'une catastrophe industrielle totale, dont nous pouvons citer à la pelle quelques exemples marquants:


Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante, les personnages semblent être littéralement en train de lire un scénario dans 90% des scènes.

Les échanges Skype avec ce qui semble être un compagnon ou ami sont d'une pauvreté et d'un manque d'émotions révoltants.

Le summum reste sans doute les échanges par téléphone qui finissent de tuer le rythme du film si on peut parler de rythme.

Ces textos supposés créer de la tension m'ont fait autant rire qu'hurler, même si on apprécie la semi référence à Scream à deux doigts de nous lâcher un "what's your favorite scary movie?"

Le seul moment pertinent reste la scène ou la pauvre Kristen arrive chez elle et se rend compte en rallumant son téléphone que des textos lui ont été envoyés et que son potentiel tueur serait devant chez elle quand elle a accès aux derniers messages. Mais même ce petit tour de passe passe fait un flop digne d'un Kev Adams dans ses plus grands moments.

On ne parlera pas du personnage de la pseudo star pour laquelle elle fait des emplettes, caricature de nepo baby défenseuse des baleines sous matcha laté coupé au Dom Pérignon, son pseudo antagoniste de boyfriend qui récite son scénario avec la vigueur d'une huitre tiède, ou encore les conversations sous Prozac avec sa belle sœur à ça de faire passer les dialogues de "Plus Belle la Vie" pour du Lelouche.


J'étais à ça de mettre la scène de Biolay en Victor Hugo qui fait du spiritisme avec ses potes dans les points positifs tant j'ai craqué à ce moment du film .

On peut ajouter aussi le montage dont l'objectif semblait être de couper dès qu'une séquence nous promettait quelque chose. Mention spéciale à la scène de l'hôtel, à n'en point douter un des cuts les plus gagesques de l'histoire du 7e art.

Allez le petit bonus de fin la conversation avec le copain de sa belle sœur en dernière partie sur un ton pseudo philosophique qui tente de raccrocher les wagons du scénario en perdition total qui finira de vous faire perdre définitivement vos cheveux.


Et cette fin , Aaaah ces belles fins ouvertes qu'on adore.

Alors , l'est morte? L'est pas morte? C'était dans sa tête? Les esprits existent vraiment?

Finalement quelle que soit la réponse du réal on s'en contrefout dans les dialogues, la réalisation, le rythme rendent l'ensemble de l’œuvre indigeste et pourrait vous faire croire que si ce film n'avait pas obtenu le prix de la mise en scène en 2016 à Cannes (oui oui no shit) on pourrait croire à un projet étudiant complètement foiré.


Alors ok 2016 c'était pas le plus grand cru de l'histoire en terme de sélection mais me faire croire que c'est mieux réalisé que Daniel Blake, Toni Erdman, Neon Demon ou même Paterson la pilule est bien difficile à avaler.


En résumé, une purge qui ne peut laisser son spectateur indifférent par son insuffisance.

Un film que l'on rêve de faire voir à son pote cinéphile pour pouvoir cracher allègrement dessus autour d'une mousse quand on a épuisé tout le mal qu'on avait à dire sur le monde.


AscendantGimp
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le 6 mai 2026

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AscendantGimp

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