De L'Obsédé (1965) à Pet (2016), du Collectionneur aux psychopathes, on observe le passage du film classieux au film de body horror, du film qui idéalise le kidnappeur et sa captive au film qui vomit l'humain de fond de bidet.
Pet se distingue par ses coups de théâtre qui, s'ils étonnent peu en un temps où l'on ne surprend plus de rien tout en exigeant l'être de tout, ont le bon côté de ne pas prendre parti, voire même d'expliquer les méandres des travers des deux sexes.
Une révélation amie imaginaire intéressante mais classique, une tentation Valseuses trop Saw et trop anecdotique pour être vraiment force de proposition. Un final dont la crédibilité médicale sacrifiée au symbolique laisse bien trop à désirer.
Mais Dominic Monaghan est très loin d'être Terence Stamp et Ksenia Solo n'est pas Samantha Eggar.
Et l'œuvre, intéressante mais restée ébauchée de Carles Torrens n'est pas celle, plus maîtrisée et aboutie, de William Wyler. Et c'est bien dommage ...