Dans ma liste d'envies depuis suffisamment longtemps pour que j'aie oublié pourquoi je l'y avais ajouté, Peur primale m'a accroché dès le début et ne m'a plus vraiment lâché jusqu'à la fin.
Richard Gere porte une grande partie du film et fonctionne parfaitement en avocat brillant, obstiné, qui se bat autant pour ses convictions que pour sa propre image. Le personnage reste malgré tout assez classique, voire parfois caricatural, notamment dans sa vie personnelle. Rien de très nouveau de ce côté-là, même en se replaçant dans le contexte des années 90.
Et puis il y a Edward Norton. Excellente performance, évidemment, et difficile d'en dire beaucoup plus sans gâcher une partie du plaisir. Disons simplement que je me suis fait avoir, et que ça fait du bien.
C'est d'ailleurs la fin qui fait gagner au film une bonne partie de son intérêt. Sans rien dévoiler, elle évite la facilité d'une conclusion trop confortable et laisse une impression assez rare. Les happy ends, ça use aussi ! J'ai essayé de retrouver d'autres films qui m'avaient laissé une sensation similaire et, à part Usual Suspects, peu me sont venus spontanément à l'esprit.
Pour le reste, Peur primale demeure un très bon thriller judiciaire, mais pas le film du siècle. La construction est parfois assez classique, certaines ficelles sont connues et il manque un peu de tout pour vraiment passer au niveau supérieur.
Un bon 7/10, porté par Richard Gere, un excellent Edward Norton et surtout une conclusion qui sait surprendre.