L'amour, cet être dévorant.
Il est intéressant de voir que quand Reynolds n'accédait pas aux demandes d'amour d'Alma, cette dernière acceptait le peu qu'il lui donnait avec reconnaissance. Pourtant, ce ne fut plus assez. Après leur mariage, elle en demandait plus, allant même à l'encontre de la nature même de Reynolds.
Quand Alma rendait malade Woodcock, cela m'a fait penser au syndrome de Münchhausen, ce n'est que quand il est démunie qu'il avoue son amour. Elle le brise pour le reconstruire et se rendre ainsi indispensable.
De fil en aiguille , on se rend compte que Reynolds est un enfant entouré de ses mères, Cyril et Alma. La première ne cédant rien et lui tenant tête tout en respectant son intimité et Alma qui le défie tout en quémandant son amour.

Le fait que Reynolds voit de quoi Alma est capable de faire pour lui semble stimuler sa créativité et la lui faire aimer davantage.
Alma est sa mère, sa femme et son objet.

OrionAveugle
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le 3 mars 2018

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Orion Aveugle

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