Ce n’est pas parce qu’un titre est court, ici moins d’une syllabe, qu’il est phfffacile à prononcer.
Le titre ici, c’est le bruit que fait en s’évanouissant, quand il est soufflé par un souffle de vent, quelque chose de fragile et d’évanescent.
Le film ici est un Phfffilm sur la déconcertante phfffacilité qu’on peut avoir à divorcer, un film sur le mariage, mais pas l’amour, trop vite en phfffuite.
L’humour n’est pas en phfffuite non plus et il ne fait pas pschitt quand l’avocat de Judy, à Reno, « the biggest little town », lui dit : « I always cry at divorces ».
Le scénario est de George Axelrod et lorsque je l’apprends, je comprends pourquoi cette histoire me rappelle autant le beaucoup plus connu Sept Ans de Réflexion, sorti, non pas sept, mais un an seulement après : pour les deux films, c’est le même homme qui a écrit le scenario.
Ce film enfin est à recommander à ceux qui ont du mal à croire qu’on puisse croire une seconde à une histoire où Kim Novak, dont entre parenthèses le vrai prénom est Marylin, comme celle qui joue dans Sept Ans de Réflexion, n’est pas capable de faire oublier une épouse qui est jouée par Judy Hollyday.
Mais c’est qui, cette Judy Hollyday ? Ni plus ni loin qu’une formidable actrice morte à 43 ans d’un cancer du sein après avoir joué, non pas les fausses blondes hyper intelligentes mais les vraies blondes faussement stupides avec une rare intelligence. Et même si Phfffit parait trop fait (de chasse à la morale du mariage) pour prouver que papa et maman ne peuvent se séparer que momentanément, Judy a quelque chose d’irrésistiblement…je ne sais quoi.