👉 1er juillet : Les extraits de commentaires sont à nouveau disponibles dans les feeds 🥳.
Et toutes les mises à jours sont à retrouver ici : journal de bord de SensCritique.

Un film d'une densité impressionnante. Dynamitage à tous les étages, Dilettante et exigeant, foutraque et maîtrisé, drôle et déconcertant.
Le film est un art poétique foisonnant qui brasse toute la réflexion propre à l'époque, mêlant politique, anarchie, transgression narrative et travail très poussé sur le langage.
En citant régulièrement la publicité, les slogans et les livres, Godard opère un maelstrom que la forme de son film poursuit : jump cut, interruptions brutales de la bande sonore, l'illusion est sans cesse brisée pour construire un nouveau rapport au spectateur, qui doit chercher sa place et sa contribution à l'objet expérimental qu'on lui impose.
Au-delà des provocations, notamment sur l'actualité politique et idéologique de l'époque et la parodie des films de genre, on retiendra de très belles séquences solaires où les deux personnages, insolents de beauté et de liberté, ne font plus qu'un avec les paysages qui transcendent un langage forcément réducteur, sujet principal de leur dissertation débridée.

il y a 8 ans

85 j'aime

4 commentaires

Pierrot le Fou
drélium
7

Ceci n'est pas un film

Je préviens ça va pas être clair (du tout)... Mais en même temps... Et après on va me dire que je regarde des trucs bizarres qui ne sont pas des films... Mais que cherche Godard ici même ...

Lire la critique

il y a 11 ans

111 j'aime

24

Pierrot le Fou
Sergent_Pepper
8

Dynamitage à tous les étages

Un film d'une densité impressionnante. Dynamitage à tous les étages, Dilettante et exigeant, foutraque et maîtrisé, drôle et déconcertant. Le film est un art poétique foisonnant qui brasse toute la...

Lire la critique

il y a 8 ans

85 j'aime

4

Pierrot le Fou
Mad_Gump
4

Intolérable vanité

Bon alors c'est du Godard : et vas-y que je te fais n'importe quoi avec le son, et vas-y que je te colle de la philosophie à deux balles, et vas-y que je te coupe la musique n'importe quand, et vas-y...

Lire la critique

il y a 6 ans

67 j'aime

39

Lucy
Sergent_Pepper
1
Lucy

Les arcanes du blockbuster, chapitre 12.

Cantine d’EuropaCorp, dans la file le long du buffet à volonté. Et donc, il prend sa bagnole, se venge et les descend tous. - D’accord, Luc. Je lance la production. On a de toute façon l’accord...

Lire la critique

il y a 7 ans

711 j'aime

104

Once Upon a Time... in Hollywood
Sergent_Pepper
9

To leave and try in L.A.

Il y a là un savoureux paradoxe : le film le plus attendu de l’année, pierre angulaire de la production 2019 et climax du dernier Festival de Cannes, est un chant nostalgique d’une singulière...

Lire la critique

il y a 3 ans

648 j'aime

46

Her
Sergent_Pepper
8
Her

Vestiges de l’amour

La lumière qui baigne la majorité des plans de Her est rassurante. Les intérieurs sont clairs, les dégagements spacieux. Les écrans vastes et discrets, intégrés dans un mobilier pastel. Plus de...

Lire la critique

il y a 8 ans

578 j'aime

53