Pil, production française sortie sans tambours ni trompettes en cette fin d'été 2021, mixe judicieusement acrobaties et découverte dans un univers médiéval-fantastique.
Vivant de débrouille, accompagnée de ses trois sympathiques fouines, le destin de Pil va basculer le jour son chemin croise celui de l'héritier du trône, victime d'un complot de la part du régent. Accompagnée d'un jongleur, marionnettiste compulsif, et d'un garde royal bedonnant, wannabe chevalier, la petite troupe va comme de juste accomplir une quête et surmonter des obstacles.
À ce niveau, le film fait preuve d'une grande originalité, et l'imagination des créateurs fait merveille, que ce soit dans le choix des quêtes ou dans la réalisation visuelle. Les poncifs habituels du genre sont allégrement détournés, et cela fait un bien fou. Les animaux et les animaux fantastiques ont bénéficié d'un soin tout particulier, donnant au film une épaisseur certaine.
La caméra est virtuose, c'est évidemment plus facile dans un film d'animation qu'en prise de vue réelle, mais encore faut-il imaginer les mouvements, et leur complexité ne cesse pas d'étonner. On est quelque part entre spider-man et prince of persia.
Les adultes y trouveront leur compte, avec un certain nombre d'allusions et de références. Typiquement, le méchant de l'histoire caricature Donald Sunderland, on se croirait dans 1900 !
Action, aventure, humour et imagination, les ingrédients de Pil, forment la bonne formule pour divertir l'ensemble de la famille.
LA FIN, POUR M'EN SOUVENIR
Après que Pil et ses amis aient réussi leur quête, à savoir redonner sa forme humaine au Prince qui avait été transformé en "chapoule", ils reviennent à la capitale à la recherche du trésor du défun Roi. Après une bataille homérique contre le régent, ses hommes et son chat Dragon, ils découvrent que le trésor est constitué de plans pour l'aménagement de la ville, notamment un orphelinat. Au passage, la quête aura, comme de juste, permis à chacun de se confronter à ses peurs et à ses préjugés.