Dès les premières minutes de Pingouin (Kaspar Jancis, Sélection Annecy 2026), ma sensibilité m'a orientée vers une lecture profondément écologique. Un acte initial brutal envers la nature installe un malaise qui devient le miroir d'un couple en plein délitement. D'un coup, la femme semble se rendre compte de l'homme qu'il est, et sa façon de vivre n'est plus du tout en accord avec elle.
Le film fait ressentir ce vide avec brio grâce à une bande-son lourde de silences, où seuls résonnent des bruits de pas et des claquements de portes. Visuellement, le graphisme brut et anguleux accentue cette froideur ambiante. Puis, un incident domestique banal fait basculer le quotidien dans un processus absurde qui va sceller leur destin.
Pour moi, l'effondrement intime et le rapport à la nature se répondent puissamment. Une œuvre rare, étrange et percutante,