A la pêche aux moules, moules, moules... (air connu)
Quand Alexandre Aja, nouveau gros poisson français du cinéma d' horreur/épouvante américain, part à la pêche au gros sous avec de la troidé, des nichons, du faux sang et des piranhas next-gen en guise d'appât, on est loin de s'imaginer le naufrage qui nous attend. N'est pas Capitaine Igloo qui veut...
Alors je vais faire bref: pas de scénar, aucune cohérence, une démarche vulgaire, du racolage pour puceaux boutonneux, des effets spéciaux d'outre mer; mais pour nous faire mordre à l'hameçon un tas de morues qui tortillent du cul et des tétons pour un résultat aussi indigeste qu'un plateau de fruit de mer. Vous remarquerez au passage qu'Aja ne s'est pas fait chier et n'a pris aucun thon au casting.
Notre cher compatriote a voulu signer un film de piranha, au lieu de ça il a sorti de ses filets un film de poissons qui pêche (ha ha) par un nombre impardonnable de défauts. En gros c'est Bob l'éponge qui absorbe un tas de références pour ensuite recracher un film de carnivores aquatiques préhistoriques mangeurs d'acteurs de ciné et télé has been qui découpent des nichons et des bites en relief. Une marre à conasse en guise de plat de résistance ou comment noyer le poisson en allant à la pêche aux moules.
C' est creux, racoleur, vide, mal foutu; et au prix du ciné, plus frais d' équipement, plus lunettes, l' addition est plutôt salée pour un film de poissons d'eau douce.
Alexandre, tu arrives encore à te regarder dans un Miroir?