Sur la base de sa bande-annonce, le concept de Planètes me plaisait bien. J'en attendais une expérience exotique et barrée, qui compenserait son petit budget par son inventivité. Malheureusement, on est plus proche du jeu "Flower" sans l'interactivité, et on s'y fait un peu chier : manette en main, ce serait planant et sûrement plaisant, mais à regarder, c'est exactement aussi assommant qu'on pouvait le craindre en matant le trailer sans l'enthousiasme qui m'a aveuglé.
Ça commençait pourtant bien, avec un intro percutante, et séquence spatiale assez cool. Mais une fois sur la SEULE planète qu'on va visiter (le pluriel du titre est trompeur), la promesse n'est pas tenue et j'ai commencé à m'ennuyer assez violemment.
Le film a le cul entre deux chaises :
• Ce n'est pas une épopée de SF exotique avec des biomes imaginaires et inventifs.
• Ce n'est pas non plus un documentaire animalier pour apprendre des trucs et s'émerveiller que la nature est incroyable.
Non, au lieu de ça, on a un mélange mal branlé entre les deux, qui aboutit au pire des deux mondes : du déjà-vu et déjà-connu, avec quelques inventions bien trop timides.
Le film n'est pas pour autant un naufrage. Un jeune public pourrait s'en émerveiller, les dialogues sans paroles fonctionnent singulièrement bien (mais peuvent agacer), et les personnages sont bien différenciés.
Visuellement, je vais avoir bien plus de mal à le défendre, à cause de son mélange raté de vidéo et d'image de synthèse moche. Mais surtout, le compositing est assez sale et m'a choqué dès les premières secondes, avec une abeille maladroitement incrustée dans un décor en CGI.