Plank Face aurait pu être un chef-d’œuvre de l’horreur psychologique crue et primitive. L’idée est forte : un homme capturé par une famille dégénérée, déshumanisé à petit feu jusqu’à devenir l’un des leurs. Pas juste un slasher. Une descente aux enfers, une régression totale, un effacement de l’identité.
Et sur ce point, le film mérite 5 étoiles d’intention. Il ose. Il tente quelque chose. Il parle, en creux, de domination, d’aliénation, de masculinité sauvage. Il y a des scènes dérangeantes, presque rituelles, qui auraient pu être fascinantes si elles avaient été mieux construites.
Mais voilà : le résultat, lui, plafonne à 2 étoiles.C’est trop lent, trop répétitif, parfois mal joué, parfois juste vide. On devine l’ambiance qu’ils voulaient créer — mais on ne la ressent pas. Le malaise est là, mais il tourne à vide. Et l’absence de véritable tension dramatique finit par rendre l’expérience plus frustrante que troublante.
Visuellement, il y a des fulgurances : le masque, la forêt, les corps à moitié nus comme des animaux.
Mais ça manque de chair autour de l’idée. Ça manque d’écriture. Et ça laisse un goût amer : celui d’un grand film qui n’a pas su naître.