Loin d'un chef d’œuvre, ce qu’il ne prétend pas être d’ailleurs, Play est avant tout un divertissement qui joue sur la fibre nostalgique de ses spectateurs français.
Il nous raconte l’histoire d’un mec lambda, au travers de tranches de vie filmées avec sa caméra depuis son obtention pour ses 13 ans, en 1993 (petit calcul rapide, le protagoniste est né en 1980). Ce film est donc d'autant plus appréciable si t'es né(e) à peu près à cette époque!
Le long-métrage sait jouer sur ses atouts avec la bande originale qui nous rappellera avec parcimonie tout au long du visionnage les tubes qui nous ont fait vibrer (ou non) au cours de ces 30 dernières années.
On retrouve également les événements qui ont pris une proportion hallucinante à l'échelle nationale, à l’époque d'une France en pleine mutation dans l'acceptation de sa diversité, Black, Blanc, Beur. Je fais évidemment référence à la coupe du monde 98.
Cette dernière tombe à point nommé, le personnage principal étant alors âgé de 18 ans, il est également question du Baccalauréat.
Vous l’aurez très vite compris, le film est axé autour de Max, ses joies, ses doutes, ses peines, ses amours, sa vie, son parcours et celui de ceux qui l’entourent. Chacun y trouvera pour son compte, qu’il s’agisse des discussions et délires de la bande de potes du collège au passage au stade de parents en passant par la scolarité, les voyages logés en auberge de jeunesse, la honte de son pucelage , la fac, les rembarrages à l'entrée de boite, les déboires professionnels, les amours inavoués, les regrets qui en découlent des années durant, la timidité cachée derrière la caméra… autant de thèmes susceptibles de faire résonner une partie de notre être.
Le suspense y est quasi inexistant puisqu’on devine très vite la fin mais telle une croisière dont on connait la destination, on prend plaisir à vivre simplement le voyage proposé.
Il ne faut pas s’attendre à écarquiller les yeux face à l’immensité de la vie, à s’ouvrir à des questionnements existentiels, ni à recevoir un choc émotionnel sans précédent mais à apprécier simplement ce qui nous a été proposé sans prétention.
Play se présente tout naturellement comme une Ode à la vie face à laquelle le spectateur ne pourra s’empêcher de sourire.
Pour conclure en quelques mots en mode TLDR : TRES BEAU FEEL GOOD MOVIE !