Des tenues ringardes, des coiffures dépassées, des expressions has been et des musiques démodées : Tout ce qu'on aime dans les années 80 !
Jean-Baptiste Saurel dégaine une brigade de choc pour résoudre -sans accrocs- une enquête sur le trafic de drogue toujours dans l'allure de l'époque.
Les décors, les costumes, la bande originale et le grain de l'image tout nous replonge dans les années Platini, Yannick Noah et des baskets Reebok.
Un casting 4 étoiles et des étoiles qui brillent. Xavier Lacaille ridiculement drôle dans des tenues abracadabrantesques.
Brahim impeccable dans son petit cardigan Lacoste à rayures. Thomas Ngijol insupportable en gérant de MJC ascendant dealer dragueur lourdo. Audrey Lamy, la seule flic responsable et exaspérée par un mari incapable... Mais la plus scintillante de la constellation c'est sans surprise François Damiens : Cloppeur, alcoolique, violent, aux relents racistes et misogynes. Un commissaire quoi (on rigooole). Le tigre bruxelois enchaine les punchlines efficaces sans jamais rater la cible.
Le scénario, volontairement très inspiré des films policiers de l'époque, n'est donc pas surprenant. Mais on se prend au jeu avec des scènes d'actions funs et rythmées -spéciale dédicace pour la scène de fusillade finale complètement absure et assez jubilatoire-. Une ou deux idées de mise en scène et une belle couleur d'image ne gâchent rien.
On attend Police Flash 90 avec impatience !