L’idée de base était excellente. Un petit groupe de black metal, à deux doigts de l’explosion, est invité à jouer au Hellfest. Voilà donc nos 4 musiciens en road trip jusqu’à Clisson ! Mais en chemin, ils se retrouvent impliqués dans une embrouille, et vont devoir échapper à la police en se faisant passer pour un groupe de pop gentillet…
Avec en prime de bonnes têtes à l’affiche. Jonathan Cohen, avant que sa carrière ne décolle au cinéma. Grégory Gadebois, encore habitué aux seconds rôles. Ou l’humoriste Yacine Belhousse qui perçait sur les planches et en ligne. Et quelques bonnes idées, avec ce musicien jeune papa, ou l’autre propriétaire d’un restaurant chinois.
Sauf que voilà, ça ne prend pas du tout à l’écran. Tout est poussif, prévisible, et platement filmé. Les situations, les personnages, le potentiel humoristique ne sont pas assez exploités. Beaucoup de situations tombent à plat alors que le délire aurait pu être poussé bien loin. A l’image de ces deux flics quasi inutiles à l’intrigue : un enquêteur strict joué par Alexandre Astier, et une gendarme intuitive incarnée par Audrey Fleurot. Seules une poignée de répliques ou situations feront sourire.
C’est dommage car on sent la volonté de rire avec et non pas du métal. S’il y a parfois quelques confusions entre rock et métal (excusables car ce sont des personnages hors de ce milieu qui les font), le film effectue quelques rappels bienvenus sur le genre, et veut rire du style musical et scénique. Néanmoins idem, ça ne va pas chercher loin. Pourtant il y avait des moyens, puisqu’un court segment a été tourné au Hellfest !
Le film sera un échec en salles, avec moins de 100 000 entrées. Tandis que Martin Le Gall, dont il s’agit de l’unique long-métrage, semble avoir disparu de la circulation.