D'abord, il faut savoir ou se souvenir que Port-Arthur est une concession russe en Chine, sinon l'action est un peu confuse ; ensuite que l'endroit est le théâtre d'un des premiers épisodes de la guerre russo-japonaise de 1905.
Le film de Nicolas Farkas est un mélodrame sentimentalo-militaire assez étonnant. On y trouve quelques séquences de combat d'envergure, avec figuration nombreuse, dignes d'un vrai film de guerre. Ce qui reste anecdotique car le cœur du sujet est ailleurs.
Danielle Darrieux incarne Yuki, une Russo-japonaise mariée à un officier russe en même temps que soeur d'un espion nippon. De quel côté se tournera sa loyauté ? C'est tout l'enjeu du film. La double appartenance de Yuki est également exprimée par son visage, qui est japonais au-dessus du nez et c'est parfaitement grotesque ! Le grimage n'épargne pas non plus les comédiens français jouant des Asiatiques.
Ça me coûte de le dire mais les apparitions de DD sont risibles, en robe ou kimono, hyper maquillée, d'autant plus qu'elle joue sur un mode compassé un personnage sans étoffe ni profondeur. L'actrice n'est visiblement pas à l'aise. L'emphase est de mise dans ce film qui a toutefois la bonne idée d'être court et concis. On n'en sera pas surpris : il se dénoue dans un esprit romanesque et pathétique assez désarmant.