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le 29 mars 2022
SuivreLe calme, enfin.
Ce silence, cette froideur, cette contemplation, dieu merci. Le vide est omniprésent, rien n'est expliqué, tout est montré, ou à minima suggéré. Le monstre prend un visage tardif dans le film, dans...
Difficile de faire plus lourdingue en matière de cinéma horrifique à caractère psychologique prononcé, sous-segment "interprétations freudiennes à gros sabots", sous-sous-segment "trauma infantile qui pèse de tout son poids sur le protagoniste". Quel niveau de poussif intersidéral dans la composition de Sean Harris, quasiment dépourvu de contexte afin de créer une sorte de microcosme autour de son personnage, marionnettiste pour enfants retournant dans sa maison d'enfance aujourd'hui délabrée et habitée par son oncle (Alun Armstrong). La photo est terne, les décors sont tristes, la maison est calcinée, les dialogues sont monocordes... Et comme le scénario n'a pas su inventer quelque chose de probant pour figurer, développer, et analyser la condition du personnage principal, on nous gratifie d'un parti pris d'une incroyable subtilité : il se trimballe avec une valise contenant une drôle de bestiole, mi-araignée géante mi-humain. Bonjour la signification explicite du trauma avec lequel il voyage depuis son enfance. Lourdeur suprême.
Aussi, sans surprise sur ce créneau de l'horreur, on nous sert un récit confit de clichés montrant le héros contraint d'affronter ses démons, d'affronter son oncle qui se révèlera être violent et, surtout, grosse révélation, l'auteur de violences sexuelles lorsqu'il était enfant, après la mort de ses parents (dont il blâme le protagoniste, évidemment, il serait dommage de ne pas en rajouter une couche). Pas étonnant d'apprendre qu'il s'agit d'une adaptation d'une nouvelle de l'auteur lui-même, confirmant si besoin était que cette histoire n'aurait jamais dû être exploitée dans le cadre d'un long-métrage — 15 minutes auraient suffit honnêtement. Le propos sur l'inconscient et le refoulé menaçant de ressurgir est aussi bête que générique et formulé de manière académique.
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le 29 mars 2022
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le 7 mai 2020
SuivreIl y a clairement un problème dans le traitement du trauma : d'un côté, il est bien trop allusif et peine du coup à déborder sur les longs étirements du scénario, à doter ces derniers d'un véritable...
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le 11 mai 2020
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Her est un film américain réalisé par Spike Jonze, sorti aux États-Unis en 2013 et prévu en France pour le 19 mars 2014. Plutôt que de définir cette œuvre comme une "comédie de science-fiction", je...