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le 8 avr. 2026
SuivreMange, existe, aime
"Il y a quelque chose d’un peu cruel dans ces premières images. Des corps huilés s’étirent sur des serviettes de plage. Des ventres ronds, des peaux dorées, des touristes qui somnolent dans le bruit...
Klára ne va pas bien. Ses troubles alimentaires ne s'améliorent pas pendant ses vacances avec son père et son petit frère en Croatie. Sa mère, elle, n'est pas du voyage. Peut-être qu'une relation amoureuse pourrait faire évoluer la situation de cette adolescente aux desseins anémiés. Le film d'Olmo Omerzu semble emprunter benoîtement le chemin du récit d'apprentissage un brin torturé, mais c'est un leurre et le scénario, imperceptiblement, dévient de plus en plus aigu, créant des dilemmes et dynamitant, avec un contrôle total, le fonctionnement d'une famille dont les mensonges cherchent à reboucher des failles béantes. Le cinéaste n'a pas la méchanceté (la perversité ?) d'un Seidl ou d'un Lánthimos, par exemple, mais il s'y entend pour installer un malaise progressif, montrant au passage que les générations ne se comprennent pas ou plus et que la morale, y compris dans un environnement de gens censés se protéger, se révèle parfois bien élastique. Le film réussit tour à tour à nous montrer des perspectives personnelles différentes pour chacun de ses cinq personnages principaux. La touche finale, assez cruelle, confirme que Pour Klára ne fait que s'enrichir au fil des minutes, dans une dynamique de thriller familial qui s'avère de plus en plus inconfortable et excitant, à sa manière.
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Créée
le 11 févr. 2026
Critique lue 225 fois
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le 8 avr. 2026
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