Premier western de Sergio Leone, première collaboration avec Ennio Morricone, premier rôle dans un film de Clint Eastwood, premier volet de la trilogie du dollar, Per un pugno di dollari nous transporte dans une petite ville mexicaine, San Miguel, près de la frontière américaine. Deux familles rivales règnent en maître : la famille du Shérif, les Baxter, originaires du Texas, qui font du trafic d'armes, et la famille des Rojo qui font du trafic d'alcool. Dans cette ville où règne la mort et où le croque-mort fait des affaires, débarque un americanos qui va profiter de la situation pour soutirer un maximum d’argent d’un côté et de l’autre et faire disparaître au final les deux familles. Un americanos intéressé par l’argent mais aussi par la justice, rendant une femme enlevée à son mari et son enfant.
Per un pugno di dollari doit beaucoup à de Morricone. C'est la première fois qu'on entendait une telle musique lyrique dans un western. Selon son génie propre, le maestro a fait intervenir toute sorte de bruitage: sifflement, enclume, cloche, coups de fouet. Il a créé tout un langage musical et sonore. Ce fut un choc culturel pour l'époque.
Dès son premier western, nous trouvons déjà les caractéristiques de Leone : l’alchimie unique entre action et musique, les gros plans sur les visages et les yeux, la lenteur, la rareté des dialogues, le suspens, la poussière, la sueur, le soleil, les cadrages à hauteur de bottes, les touches d’humour. Dans les westerns suivants, il ne cessera d’affiner son style jusqu’à réaliser son chef d’œuvre indépassable : C'era una volta il West.