Le gros du film est à la fois réjouissant, de part les personnage qu'il nous montre et les faits de société qu'il nous fait entrevoir, et franchement difficile à appréhender d'un point de vue de gaijin lambda.
Car le film se déroule à la toute fin de la période d'Edo, deux ans avant le véritable changement de régime de la restauration Meiji, mais surtout une dizaine d'années après la signature du traité de Kanagawa, et de l'ouverture, plus imposée qu'autre chose, du pays aux occidentaux.
Période charnière du pays donc, tout en intrigue, changement de fond au sein de la société, incertitudes et compagnie... Une période dont les japonais connaissent tous plus ou moins les grandes lignes, ce qui n'est visiblement mon cas !
Les deux premiers tiers du films sont donc aussi flamboyants, foutraques et denses qu'assez difficiles à suivre en n'ayant pas les références contextuelles. La dernière partie m'a quand à elle complètement embarqué, au rythme de ce chant de manif scandée à la manière d'une comptine, un rouleau compresseur festif et revendicatif entraînant tout un pan de la société dans son sillage, jusqu'au mur, et fatalement à l'arbitraire.