Alien dans la jungle à la sauce testostérone. Que la chasse commence !

Une équipe de mercenaires est envoyée dans la jungle équatorienne pour y retrouver une escouade disparue de l'armée. Mais les choses ne se passent pas comme prévu...
Ca commence comme un gros film d'action à la "Rambo 2", avec un débarquement dans la jungle, une découverte de corps mutilés ainsi qu'un camp de rebelles à proximité. Et après une première demi-heure bien gérée, où McTiernan sort déjà la grosse artillerie, le film passe de l'action pure à celui de l'épouvante, dont les corps dépecés du début sont les prémices. Cette transition, parfaitement maîtrisée, donne encore plus de charme à l'oeuvre, et permet au film d'approcher deux genres différents, quoique souvent indissociables, pour enfin les faire communier avec une incroyable virtuosité à la fin du film, le tout, bien sûr, avec une pincée de SF. Le résultat que l'on sait est culte et ce résultat, "Predator" ne l'a pas volé. McTiernan alterne à merveille les genres de l'action et de la SF d'épouvante et d'aventure, en se servant d'une créature fascinante : le Predator, monstre culte du cinéma de genre. Et pour cause, c'est de ce traqueur extra-terrestre que l'on attend toute la surprise du film. Et le réalisateur sait y faire, installant un suspense assez effrayant et d'une efficacité remarquable. Les acteurs, eux, peuvent sembler caricaturaux, mais leur présence et leur identité bien définie s'avère nécessaire car en tant que proie du chasseur à l'arsenal sophistiqué, il fallait des hommes de charisme (dans leur genre) et de caractère pour mieux les voir se faire taillader. Ainsi, Arnold Schwarzenneger reste le major intelligent à qui on ne la fait pas, et ses hommes ont tous une place dans l'équipe. C'est dans ce soin du détail, pourtant pas évident à retranscrire à l'écran dans une jungle dense, que l'on reconnait toute la richesse du film. Le combat final, démentiel, est un modèle du genre. Et pour finir, le rythme reste une des principales qualités du long-métrage. Jamais trop long, ni trop court, John McTiernan exploite tout le potentiel de son film dans un laps de temps idéal.
Finalement, que l'on compare le Predator comme l'Alien de la jungle est peut-être le plus beau compliment que l'on peut faire au film. Bref, de l'action monstrueuse et quasi-intimiste comme je l'aime.
martinlesteven
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Ma ligue des meilleurs méchants du cinéma et Les meilleurs films de John McTiernan

Créée

le 22 juil. 2012

Critique lue 427 fois

Marty Lost'evon

Écrit par

Critique lue 427 fois

1

D'autres avis sur Predator

Predator

Predator

10

Citizen-Ced

le 26 févr. 2013

Suivre

♫ ♪ Dans la jungle, ♪ terrible jungle... ♫

J'avoue, je l'avais jamais vu, pour cause de préjugés anti film de bourrins. Et puis grâce à Senscritique on se laisse convaincre d'essayer des trucs, qui vont du cinéma tchèque des années 70 au...

Predator

Predator

10

B_Jérémy

le 25 sept. 2020

Suivre

Écoute-moi bien face de noeud, si tu ne lis pas cette critique, j'te pète la nuque entre les doigts

J’ai la pétoche, Poncho. Déconne pas, je t’ai jamais vu avoir la pétoche ! Je sais pas ce que c’est mais ça nous suit. Et je sais que c’est pas un homme… On va tous y rester. Predator...

Predator

Predator

9

DjeeVanCleef

le 22 nov. 2013

Suivre

Le diable qui se fait des trophées avec les hommes.

Un lien pour que tu écoutes un peu la musique comme ça on est débarrassé. C'est martial, lyrique, tribal et on sait qu'on ne va pas rigoler. http://youtu.be/-eDAoheZrY8 Et maintenant la chanson du...

Du même critique

The Grandmaster

The Grandmaster

6

martinlesteven

le 26 avr. 2013

Suivre

Ombres chinoises.

La vie de Ip Man de 1936 à 1954 et sa rencontre avec Gong Er, fille du grand maître respecté des arts martiaux... "The Grandmaster" a dés le début au moins une qualité inattaquable, la seule vraiment...

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres

8

martinlesteven

le 23 mars 2013

Suivre

Bons baisers de Kaamelott.

Ash, après ses péripéties en prise avec d'horribles possédés au milieu de la forêt, se retrouve aspiré dans une faille spatio-temporelle, l'emmenant droit dans le Moyen-Âge de l'Angleterre des années...

Die Hard - Belle journée pour mourir

Die Hard - Belle journée pour mourir

3

martinlesteven

le 20 févr. 2013

Suivre

Baîlle Hard 5 : John Moore ou John McClane ? Être ou ne pas être ? Hmmm... Ne pas être.

John McClane apprend que son fils a été arrêté en Russie après le meurtre d'un homme dans une boîte de nuit. Déterminé à le revoir et si possible le sauver d'une peine de mort certaine, il se rend à...