Predator: Killer of Killers
6.4
Predator: Killer of Killers

Long-métrage d'animation de Dan Trachtenberg et Joshua Wassung (2025)

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Il y a quelques années, j’avais été agréablement surpris par le film Prey produit par Disney. Mais la véritable surprise était le lien avec l’univers de Predator. Une belle idée et un vrai succès. L’occasion était donc belle de continuer à exploiter ce filon. Voici donc un nouveau film Predator, sorte de bonus avant un autre film sorti plus ou moins en même temps. On en reparlera.


Le Predator est un chasseur sachant chasser sans son chien. Le mieux, c’est quand même d’avoir des proies à sa mesure. Ainsi, à différentes époques, des Predators affrontent les meilleurs guerriers humains. Tout ça nous mène à un supposé affrontement ultime entre le meilleur Predator et le meilleur humain.


Le synopsis ressemble à une anecdote. De fait, le film ne fera pas date. La première surprise, c’est que c’est un film d’animation. Pourquoi pas. Le truc, c’est que ça fait un peu cheap. Le design graphique n’est pas mauvais mais l’animation semble saccadée. Ça ressemble davantage à une cinématique de jeu vidéo qu’à du cinéma tout court. Les couleurs ne sont pas bien belles et la photo non plus. Bref, c’est pas sur le visuel de l’ensemble qu’on pourra s’extasier. Sur l’intrigue non plus ceci dit. Il y a quatre chapitres. Les trois premiers nous présentent trois humains et leur combat contre le Predator. Le dernier est l’affrontement final. Peu de lien entre ces séquences, pas d’explication sur leur choix, ça ressemble plus à une liste de course faite sur un coin de table qu’à un scénario construit et réfléchi. D’autant que les personnages sont assez plats. Bien sûr, tout ça n’est pas inintéressant mais ce n’est pas captivant non plus. C’est le dogfhight aérien qui m’a paru le plus convaincant. C’est après avoir vu le film suivant (Badlands) qu’on comprend que ce bonus animé ne sert que de contexte pour comprendre la philosophie predatorienne.


Ainsi, l’ensemble est correct et fera le job pour qui aime cet univers ou souhaite occuper une soirée avec un film qui bastonne un peu. Pour davantage d’ambition, on repassera.


>>> La scène qu’on retiendra ? La dernière séquence est à vrai dire assez grotesque.

Konika0
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le 14 avr. 2026

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