Un film de guerre à l'ancienne porté par Andrew Scott : je signe tout de suite. L'angle d'attaque est évident et n'a étonnamment jamais fait l'objet d'un tel traitement central : la météo. Quoi de plus cinégénique, pourtant, quoi de plus propice au suspens, de plus déterminant, que le temps qu'il fait pour l'annonce d'une bataille? Pour arriver à ce niveau de simplicité, il faut beaucoup de talent. La mise en scène sait rendre spectaculaire les enquêtes hydrométriques. Les interprètes incarnent vaillamment toute la tension de ces enjeux dont le monde dépend. En ces temps de crise climatique, la météo pourrait bien devenir le vivier le plus intense de nos fictions.