Il est de ces films qui passent sous les radars. Alors qu'on voit de partout les BA de l'Odyssée ou de De Gaulle, ce film arrive en silence, sans effet sonore ou de trompettes. Ce qui ne m'a pas empêché de le trouver excellent.
Alors je ne vais pas faire comme la plupart des matuvus de ce site à sortir un charabia de pseudo-cinéaste à base de "found footage" pour montrer que leur critique est la meilleure parce qu'ils connaissent plein de mots. Moi c'est tout simple : je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, et c'est la seule chose qui m'importe.
Pas de scène héroïque où le héros hurle le nom de son pote tombé au combat, pas de scène de romance torride sur fond de bombardement cataclysmique. Juste un type qui n'en a rien à cirer d'être aimé ou apprécié, juste qui veut faire le boulot qu'on lui a confié (prévoir la météo de Normandie pour le 5 juin, date initiale du débarquement, pour que Eisenhower puisse décider s'il faut lancer ou reporter).
Et le rendu est parfait. Bien qu'on connaisse ce qui s'est réellement passé (reporté le 5 mais finalement décidé le 6) on ne peut pas s'empêcher d'y croire. Lorsque le colonel météorologue se réveille le 4 juin sous un soleil éclatant on sent, on ressent, on vit sa crainte de s'être trompé et d'avoir bloqué le débarquement pour rien.
Après sûrement que c'est romancé, sûrement que c'est exagéré (peut-être que le 4 juin le soleil n'était pas si éclatant, peut-être qu'il pleuvait ou autre) mais qu'importe, on ne veut pas la réalité au détail près, on veut juste ressentir et sur ce point c'est gagné.
PS: dommage pour Brendan Fraser. Il a bien mal vieilli depuis La Momie.