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Le Débarquement, on commence un peu à connaître, surtout au cinéma. Vu sous l'angle de l'importance décisive de la météo : nettement moins. C'est celui qui nous est présenté ici, nous permettant d'apprendre pas mal de choses aussi bien sur la manière de prévoir les éléments (du moins à l'époque) comme les luttes d'influence ayant pu avoir lieu à peine quelques jours avant le « D-Day » chez les militaires. Si cela démarre de façon vraiment très (trop) classique voire un peu poussive, presque ronflant d'académisme façon téléfilm BBC lambda, assez vite le récit se met habilement en place, les relations entre les protagonistes, parfois très tendues, sont intéressantes et bien écrites, évitant une « union sacrée » trop facile. Tout en restant assez sage derrière la caméra, Anthony Maras offre un travail soigné, effaçant plutôt bien les origines théâtrales de l'œuvre et réussissant particulièrement certaines scènes, notamment
l'errance du héros au milieu du mépris et lorsque ses dires sont confirmés par un temps désastreux : un beau moment de cinéma).
Le scénario n'hésite pas, non plus, à brocarder certaines grandes figures historiques : un peu Dwight Eisenhower (un peu) et surtout Bernard Montgomery, ici dépourvu de toute vision et lucidité, chose toujours embêtante pour un général. Côté interprétation, Andrew Scott est impeccable, Brendan Fraser plutôt pas mal, mais j'ai surtout envie de mettre l'accent sur Kerry Condon dans un second rôle très réussi, confirmant l'impression que cette actrice est régulièrement sous-exploitée. Enfin, on apprécie la sobriété d'ensemble, que ce soit les images du Débarquement (n'omettant pas les pertes immenses malgré le succès) ou le dénouement, n'empêchant nullement l'émotion (au contraire) lors des tous derniers instants. À défaut de vraiment marquer les esprits ou d'être un des incontournables de l'année, « Pressure » tient globalement ses promesses : divertissant et instructif, c'est déjà pas mal, non ?
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il y a 4 jours
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