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19 critiques
Boycott
J'entends et je lis plusieurs éloges sur ce film qui , cinématographiquement parlant , possède sans doute des qualités. Je ne note pas ça et ça ne m'intéresse même pas. Je met 1/10 car je suis...
le 25 sept. 2011
Inspiré par le livre "Chronique de mon erreur judiciaire : une victime de l'affaire d'Outreau", ce film relate l'enfer subit par son auteur, l'huissier Alain Marécaux, victime d'une des plus marquantes erreurs judiciaires françaises. Le long combat de cet homme pour prouver son innocence dans l'affaire d'Outreau le renvoie infernalement d'une cellule à la barre, de la révolte au désespoir.
"Présumé coupable" nous transporte dans une vérité aberrante : si abrupte qu'on souhaiterait qu'elle ne soit que fiction. On le sait pourtant dès le début, ce film est basé sur des faits réels. Son réalisateur, Vincent Garencq, semble vouloir rendre justice aux personnes accusées à tort de viols sur mineurs lors du scandale d'Outreau. C'est le parcours captivant d'un homme suspect et pourtant victime : victime du mensonge, de l'injustice humaine et judiciaire. Alain Marécaux est vite innocenté par le public : les gros plans récurrents sur l'acteur Philippe Torreton dévoilent offense et désespoir. L'effort du comédien pour incarner le héros est remarquable. Il offre un jeu d'une forte crédibilité en allant jusqu'à s'infliger une perte de poids significative.
Dans l'atmosphère troublante du récit, accentuée par une caméra parfois agitée et des sons agressifs, on se raccroche à ce personnage cohérent et malmené. Le sujet et la méthode de l'enquête présentée dérangent : l'incompétence flagrante des policiers et le nombre de personnes impliquées dans cette affaire de pédophilie effraient. C'est le premier haut le cœur du spectateur. On désire que justice soit faite. Alors le public se retrouve face à une seconde horreur qui est le véritable sujet du film : l'injustice. Pire, l'erreur judiciaire. Cette impuissance ressentie face à la suprématie des magistrats est révoltante. La chute choque : une telle disproportion entre les sanctions infligées au juge et les conséquences d'une présomption d'innocence bafouée apparaît comme calomnieuse. Le désir d'équité grandissant au fil des scènes n'est satisfait qu'à travers l'hommage fait à Alain Marécaux. On quitte la salle en deuil d'une justice manquée, pointée du doigt par un film réussi.
Créée
le 15 sept. 2016
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